A l’occasion du Tech show 2025, DigitalCMO.fr animait la table ronde « Révolution du secteur de la finance » : l’IA au cœur de la gestion des données. Au delà des projets IA en cours, le secteur de la finance semble considérer qu’une IA de confiance sera un avantage au développement de l’IA. Une position défendue par Clara Chappaz lors de son voyage aux Etats-Unis en vue de la préparation du Sommet pour l’Action sur l’IA. Celui-ci réunira les 10 et 11 février 2025 chefs d’État, dirigeants d’organisations internationales, responsables d’entreprises, représentants du monde académique, chercheurs, ONG, artistes et acteurs de la société civile.
L’IA Act ne fait pas peur aux décideurs de projets IA dans le secteur de la finance. Pour Clémence Panet Directrice Data Epargne et Assurances de La Banque Postale « le secteur bancaire est soumis historiquement à des contraintes réglementaires qui imposent un traitement et une préparation des données adaptés aux enjeux de l’IA ». Un constat défendu également dans les échanges par Minh Girey, CDO de BPI France. Pour Fréderic Lenoir, Ex Directeur Nouveaux Services & Stratégie Innovation, Membre du Comex de Natixis Interepargne, Groupe BPCE : « il n’y a pas réellement de restriction des capacités d’innovation IA liées à l’IA Act en raison de la nécessité de créer avant tout un environnement de confiance avec les clients ». Pour Denis Fraval-Olivier, SEMEA Director Solutions Engineer chez Cloudera, » il y a certes des différences de point de vue entre les Etats-Unis et l’Europe sur ces questions mais les enjeux sont ailleurs, notamment dans la maitrise des passages à l’échelle pour tous les projets et qui devront s’appuyer sur des infrastructures de qualité « .
Les usages de l’IA dans le secteur financier : l’expérience client, le conversationnel et la productivité commerciale augmentée
En clair, l’IA de confiance est déjà une base de travail dans tout le secteur financier. Les enjeux se situant ailleurs pour les intervenants à cette table ronde. Pour Julien Tournier, Gouvernance Data Groupe du Groupe Crédit Agricole « la gouvernance des données à l’ère de l’IA est toujours un sujet central mais il est nécessaire de proposer un double modèle de développement et de coopération avec les métiers tout en renforçant l’éducation à l’IA générative ». Questionné sur le sujet de la maîtrise de l’innovation IA, Julien Tournier estime « qu’on ne peut pas garantir la fiabilité de l’IA générative,. En revanche il possible d’être dans une approche innovante et de qualité des données permettant de générer dans l’expérience client, par exemple, des usages IA adossés à l’expérience humaine « . « A la Bpi, l’IA permet d’augmenter la productivité des conseillers mais cela nécessite un travail important sur les données structurées tout en évaluant, grâce à l’IA, l’apport de données non structurées » estimait Minh Giray lors des échanges. Pour Clémence Panet : « le traitement de la donnée, les études comportementales, le scoring sont des usages analytiques maitrisés depuis longtemps par les banques. L’IA amène à se poser des nouvelles questions – la gestion des silos d’information, la mise en qualité, la formation – pour réussir les passages à l’échelle des projets d’avenir de GenAI ou de LLM ».








