Pour l’instant la French Tech, le bras armé de la communication des start-up françaises à l’étranger imaginé par Fleur Pellerin, n’a pas les 15 millions de budget de communication promis à sa création. Selon différentes sources une décision définitive devrait être prise fin juillet. Les hésitations du gouvernement ne sont sans doute pas que liées au contexte budgétaire actuel. On peut, en effet, se poser la question de l’utilité réelle d’un outil de promotion des jeunes pousses françaises à l’étranger qui sont, quand elles sont bonnes, largement déjà identifiées par les réseaux de VC américains. D’autant que ceux-ci ne manquent pas de moyens et d’ambitions. Aux Etats-Unis le capital risque est reparti à la hausse. Les VC américains ont investi 9,5 milliards de dollars sur 951 projets au cours du premier trimestre 2014 selon le rapport MoneyTreeTM de PricewaterhouseCoopers LLP (PwC) et de l’Association National Venture Capital (NVCA).
Un fond d’amorçage de 200 millions d’euros bientôt opérationnel
En revanche le fond d’amorçage de 200 millions d’euros annoncé devrait être opérationnel. Une bonne nouvelle pour les start-up françaises dont le financement est loin d’être assuré notamment lors de leurs premiers développements. Les réseaux de business angels restent faibles en France. L’étude du Fimaby indique notamment que ces réseaux ont mobilisé seulement 25 millions d’euros l’année passée et que sur le premier semestre l’activité est stable. Les banques ne finançant pratiquement pas, hors les projets accrédités par la Banque Publique d’Investissement, le risque dans les nouvelles technologies et le numérique, ce fond devrait apporter une véritable bouffée d’air au financement de nombreuses jeunes entreprises en France.









