Alexandre Lebrun, Laurent Landowski et Willy Blandin ont créé Wit.ai, une société qui propose à n’importe quel développeur d’intégrer un assistant vocal dans son application. Une manière de démocratiser et de populariser la commande vocale, en associant une sorte de « Siri » à toutes les applications, permettant de dialoguer avec son smartphone. « N’importe quel développeur, sans avoir de connaissances précises en linguistique, peut ainsi intégrer des commandes vocales à son application, en cinq minutes et en cinq lignes de code », explique Alexandre Lebrun, cofondateur de Wit.ai.
Le concept a d’abord séduit Pebble, le fabricant de montres connectées, qui a proposé aux trois entrepreneurs de les héberger dans ses bureaux de Palo Alto. Puis la start-up a été sélectionnée par Y Combinator en novembre 2013, quelques semaines seulement après la création de la société. « Ce passage chez Y Combinator nous a donné accès à un réseau très étendu et a accéléré la levée de fonds », confie Alexandre Lebrun. A la sortie de Y Combinator, fin mars, les fondateurs présentent leur concept à des fonds et « business angels » de la Silicon Valley.
Ouverture d’un bureau en France
Plusieurs sont séduits et investissent, comme l’acteur Ashton Kutcher, les fonds américains Ignition Partners et NEA, SV Angel, le fondateur d’AppGratis Simon Dawlat, le fonds français Alven Capital, mais aussi Andreessen Horowitz, l’un des fonds vedettes de la Silicon Valley, créé par le fondateur de Net-scape et qui a mené le tour de table. Il faut dire que les fondateurs ne sont pas des inconnus dans le secteur : ils avaient déjà créé Virtuoz, une société qui développait des assistants virtuels, notamment pour les services clients, et revendue à Nuance, l’un des leaders de la commande vocale.
Cette prise de participation est minoritaire. Les fonds devraient servir à embaucher, pour passer de neuf à une vingtaine de salariés. Un bureau français devrait aussi ouvrir pour localiser une partie de la R&D.
Aujourd’hui, 4.600 développeurs utilisent la plate-forme de Wit, dont 99 % en mode gratuit, qui acceptent de partager les données linguistiques et participent ainsi à l’amélioration du service.









