Selon le Journal du Net, la société parisienne Sublime Skinz, spécialisée dans l’habillement publicitaire de page web (ou Skin), aurait effectué une levée de fonds d’un montant de 6 millions d’euros auprès d’ISAI « le fonds d’investissement des entrepreneurs internet ». L’occasion de découvrir cette start-up qui ne fait qu’une seule chose mais qui le fait bien, comme elle le revendique elle-même !
Simplifier la mise en place d’habillages publicitaires
Sublime Skinz a été créée en décembre 2012 par Jean-Marc Pericone, un entrepreneur passé par TF1 et RTL et créateur des jeux en ligne à succès Kochonland et Monchval.com. Le projet a démarré d’un constat sans appel : les annonceurs sont très demandeurs d’habillage publicitaire mais sont souvent refroidis par les difficultés de mise en place de ce type de promotion (notamment dues à la grande diversité des formats web). En parallèle, les éditeurs souffrent de la baisse continue des revenus publicitaires. L’équipe de Sublime Skinz, qui était à l’origine une simple agence, a donc conçu un Skin générique qui s’adapte au format du site web et, petite révolution, se gère de manière programmatique.
« Jusqu’alors, les Skins étaient difficiles à mettre en place sur les sites en raison de fortes contraintes techniques. De fait, leur vente et leur diffusion restaient cantonnées à un nombre très restreint de supports. Notre technologie a permis de standardiser ce format, de largement démocratiser sa diffusion et son achat par les annonceurs et les agences » déclarait le fondateur au webzine Maddyness il y a un an, alors que la société n’avait qu’un réseau de 1 600 sites. Ce réseau aurait quasiment doublé depuis.
Un marché ad exchanges dédié aux Skins
Le fonctionnement côté annonceur et diffuseur est plus intuitif. Les annonceurs gèrent les campagnes marketing Skin depuis un logiciel web en real-time-bidding, comme sur les ad exchanges. Ils choisissent ensuite un format d’habillage très classique, orienté shopping ou même vidéo (notamment via le player YouTube). Enfin, ils diffusent sur le réseau comprenant plus de 3 500 sites web en se prêtant au jeu des enchères. L’éditeur n’a lui qu’à s’inscrire sur Sublime Skinz, référencer son site et intégrer le tag html à son code. Il est ensuite rémunéré au CPM.
Effectivement, la start-up se concentre sur ce qu’elle sait faire et semble bien le faire tant l’usage est simple d’assimilation. Une question reste cependant en suspens : ces Skins sont-ils web responsive ? Une évolution qui, si elle n’est pas encore entamée, devrait très certainement être dans les projets de Jean-Marc Pericone et son équipe.









