Très souvent fantasmé dans les films de science-fiction, la reconnaissance faciale est en train de devenir une réalité ! Et l’un des précurseurs dans le domaine est français : la société Smart Me Up a lancé son outil de reconnaissance faciale en temps réel l’an dernier. Ce mercredi 9 mars, elle a annoncé avoir levé 3 millions d’euros auprès de Bpi, Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon et Jean-David Blanc.
Une équipe extrêmement qualifiée pour une technologie de pointe
Loic Lecerf a créé Start Me Up en 2012, après avoir fait le bonheur de Xerox pendant plusieurs années (pas moins de 6 brevets déposés). Ce docteur en intelligence artificielle va consacrer ses 2 premières années à travailler en R&D tout en renforçant son équipe en parallèle. C’est donc entre 2014 et 2015 que le premier produit voit le jour : connecté à une caméra, la technologie permet, en temps réel, d’identifier une personne, de détecter son sexe, d’estimer son âge et même d’analyser ses émotions. « Avec un simple petit sourire, la machine analyse l’ouverture de vos yeux, la position de votre visage, l’endroit où vous regardez », explique le cofondateur dans une interview à France 2. Derrière, les algorithmes conçus par l’équipe compilent en direct l’ensemble des données, les analysent et livrent leur verdict. Cette technologie peut tout simplement s’intégrer à un appareil (smartphone, webcam, caméra, objet connecté) ou être disponible via le cloud.
Pour développer un tel concentré d’intelligence artificielle, Loic Lecerf s’est entouré d’une équipe extrêmement qualifiée: Matthieu Marquenet, le COO, est passé par Parrot et est diplômé d’HEC, Steven Durand, CTO, est polytechnicien et on compte 2 autres docteurs dans le reste des collaborateurs !
De nombreux débouchés
Start Me Up compte parmi ses clients Photomaton, Netatmo ou la SNCF et a réalisé un chiffre d’affaires de 225 000€ en 2014. Sa présence au CES de Las Vegas a « suscité énormément de demandes de clients français, américains ou japonais », selon le COO. Il faut dire que les champs d’application ne manquent pas : analyse comportementale de clients pour les commerces, mesure des émotions pour les études marketing, identification de personnes pour la sécurité…
Avec les fonds récoltés, la start-up grenobloise entend accélérer la commercialisation de sa technologie, en France comme à l’international.









