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Yahoo annonce le rachat de BrightRoll, un spécialiste de la publicité vidéo installé à San Francisco. Le montant de la transaction s’élève à 640 millions de dollars en cash. L’opération de croissance externe devrait être bouclée d’ici la fin du premier trimestre 2015, après l’obtention du feu vert des autorités de régulation.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre de la stratégie de croissance externe de la Directrice Générale du groupe américain, Marissa Mayer, grâce à laquelle elle espère compenser la baisse des tarifs de la publicité en ligne et le ralentissement de la croissance de Yahoo!.

En effet, l’intégration de BrightRoll, société rentable qui devrait réaliser plus de 100 millions de dollars de chiffre d’affaires  en 2014, fera de la plate-forme de publicité vidéo de Yahoo! la première des Etats-Unis, a précisé le groupe dans un communiqué.

Une plateforme qui réunit les plus grands annonceurs aux USA

BrightRoll est une plateforme où s’achètent et se vendent des publicités vidéos en ligne qui sont ensuite diffusées sur le web, le mobile ou la télévision connectée.

Elle compte ainsi parmi ses clients 87 des 100 plus grands annonceurs aux Etats-Unis, 18 fournisseurs de solutions technologiques qui évoluent dans l’e-marketing au sens large, et les 10 principales places de marché de type DSP (demand-side platforms) exploitées du côté des annonceurs. Elle met à leur disposition des outils numériques permettant de mesurer l’impact de leur publicité.

Dans un paysage publicitaire changeant où les spectateurs migrent de la télévision traditionnelle vers la vidéo digitale, la société Kellogg a choisit BrightRoll comme sa seule plateforme publicitaire pour maximiser l’efficacité de ses campagnes vidéo.

Parmi ses références, BrightRoll compte  les plus grandes sociétés prestigieuses sur le plan mondial : Honda, Merck, Volkswagen,  The Home Depot, Mars, Audi, Discover Network, Ford, L’Oréal, BMW, Sony, Ikea…

Un marché de la publicité vidéo en ligne en plein essor aux USA

La publicité vidéo en ligne est en plein essor aux Etats-Unis. En 2014, les Américains passent en moyenne 55 minutes par jour à regarder des contenus vidéo sur leurs tablettes, smartphones et ordinateurs, en hausse de 25% comparé à l’année précédente, selon eMarketer. Le marché américain pèse ainsi 5,96 milliards de dollars, soit un bond de 56% comparé à 2013. D’ici 2018, il vaudra plus du double, à 12,82 milliards de dollars.

YouTube en est le premier acteur avec un chiffre d’affaires de 1,13 milliard de dollars, soit une part de marché de 18,9%, selon eMarketer.

eMarketer estime par ailleurs que la part de marché de Yahoo! sur le marché américain de la publicité devrait tomber sous la barre des 5% cette année après 5,8% en 2013, tandis que celle d’Amazon est en progression (1,7% attendu après 1,4% l’an dernier).

Une start-up spécialisée dans les solutions mobiles et web en assurfinance

AXA Seed Factory réalise aujourd’hui son 3e financement dans le domaine du « SoLoMo » (Social, Local, Mobile) avec Widmee, une start-up qui propose une plateforme cloud clé-en-main destinée aux institutions financières. Axa Seed Factory est un fonds d’amorçage spécialisé dans le domaine du numérique autour des métiers de l’assurance et la banque. Le tour de table est d’un montant de 210 K€.

Du Big Data au Smart Data

Créée en 2009 et basée à Gradignan à proximité de Bordeaux, la start-up Widmee propose une solution clé en main, permettant aux institutions financières de générer des leads qualifiés grâce à l’exploitation intelligente des données (smart data) et le mobile.

En effet, si le Smart Data doit permettre de mieux identifier les prospects et de connaître leurs attentes, le mobile est aujourd’hui le meilleur canal pour distribuer des produits et services personnalisés.

3 étapes : collecter, qualifier et transformer

« Tout se passe en trois étapes » explique Frédéric Boy, Président de Widmee  « La plateforme collecte tout d’abord un ensemble de données pertinentes depuis différentes sources : base de données, applications mobile, réseaux sociaux… Elle se charge ensuite de générer et qualifier des prospects grâce à l’analyse de ces données et selon les critères de l’offre de la banque ou de l’assurance. Enfin elle accélère la transformation en contactant le prospect via le meilleur canal (push, email, centre d’appel), pour lui proposer un produit personnalisé. »

Cette approche centralisée doit permettre de rendre plus fluide le parcours utilisateur et améliorer nettement l’efficacité de la prise de contact et la qualité de la relation client.

La solution a déjà séduit des clients comme Axa, Crédit Agricole (Banque et Assurances), ou encore FranFinance (Groupe Société Générale) et s’adapte surtout aux offres du secteur de l’assurfinance.

TagCommander, l’un des pionniers français du marché de la gestion des tags e-marketing (Tag Management), annonce avoir bouclé une levée de fonds de 6,5 millions d’euros, mené par Hi Inov – Dentressangle Initiatives, avec la participation de XAnge Private Equity, déjà investisseur dans TagCommander depuis 2012, et du Fonds Ambition Numérique géré par Bpifrance en tant que filiale de la Caisse des Dépôts, dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Cette levée de fonds devrait permettre à la start-up – qui compte déjà plus de 250 clients –  de financer ses programmes de R&D et de favoriser son développement commercial en Europe, sur un marché du Tag Management en forte croissance où sont positionnés des ténors comme IBM, Adobe et plus récemment Google.

Une solution de Tag Management en mode SaaS

Depuis 2010, TagCommander commercialise une plate-forme logicielle SaaS qui aide les équipes marketing à unifier et gérer tous les tags insérés dans leurs pages Web et leurs applications mobiles, et tirer parti de la connaissance client qui en résulte pour améliorer l’efficacité des outils e-marketing. Grâce à la plate-forme TagCommander, les responsables marketing peuvent piloter le cycle de vie des tags e-marketing de plus de 400 solutions digitales françaises et internationales. Pour certains clients, comme Lagardére Interactive, cité par la start-up, cela permet de diminuer les coûts techniques liés à la gestion des tags sur des plateformes web de plus en plus complexe. En clair la solution proposée permet de gérer les tags sans faire appel à un technicien. La plateforme étant conçue pour être utilisée avant tout par les équipes marketing.

Offrir un système de ciblage lié à la gestion des données digitales de chaque tag

Tirant parti de l’exploration des données de navigation fournies par tous leurs tags, les équipes marketing peuvent en retour transmettre des flux de données en temps réel à leurs solutions digitales, afin que le ciblage de leurs clients et prospects gagne en finesse et en personnalisation. Une approche privilégiée par Bouygues , également cité par la jeune entreprise française,  qui déclare notamment que “TagCommander permet aux partenaires de Bouygues Telecom d’accroître leur réactivité et leur expertise grâce aux analyses, et de développer des stratégies pour augmenter le trafic des sites Web dans un secteur de plus en plus concurrentiel”. Les fonctionnalités d’attribution de la plate-forme permettent ainsi  aux équipes marketing d’affiner les différentes solutions en évaluant en permanence la contribution réelle de chaque tag à leurs objectifs d’analyse d’audience ou de conversion.

L’investissement d’Accor dans la start-up Wipolo peut être considéré comme un véritable changement de stratégie pour un grand groupe français.  On pourrait penser que leader hôtelier mondial souhaite juste, avec cette acquisition, intégrer à sa stratégie digitale un service astucieux autour du voyage mais il semble que cela ne soit pas seulement le cas.

Wipolo, une application de carnet de voyage mais pas seulement 

Fondé en 2008 par Matthieu Heslouin, Wipolo est un service gratuit, web et mobile, qui permet d’organiser ses voyages, de partager ses itinéraires et de découvrir de nouvelles destinations grâce à ses amis. Ce service Web et mobile permet de compiler à un seul endroit toutes les informations sur son voyage (réservation des billets d’avion et des hôtels, itinéraires, adresses à visiter…), et d’y avoir accès aussi en mode hors ligne. Et bien sur on peut partager ses informations avec ses amis et sa famille. Wipolo transforme vos emails de réservation d’hôtels et d’achat de billet  en un itinéraire de voyage ludique et mobile. Le robot de Wipolo va analyser le contenu de l’email pour extraire les informations utiles et créer ensuite un carnet de voyage numérique, avec l’itinéraire et tous les détails importants de la réservation (coordonnées de l’hôtel, numéro de réservation, horaires d’arrivée et de départ…). Une fois ce compte créé, l’app Wipolo permet, une fois sur place, d’accéder à un panel de services utiles : météo, conversion de devises, fuseaux horaires, listes des hôtels à proximité, etc.  Pour la partie réseau social, la plate-forme offre au retour de partager ses photos et vidéos de voyage, qu’il est possible de récupérer depuis Facebook, ou encore Picasa.

Accor vise aussi le contrôle de nouveaux services avec cette start-up 

Au delà de ce service, Wipolo peut permettre de faire d’autres choses. La start-up semble notamment s’intéresser à certains services partagés comme la voiture lors de l’arrivée à l’aéroport.  A terme il s’agirait notamment d’intégrer des services partagés comme ceux offerts par des sociétés comme Travelcar et Tripndrive. Les services  proposés par ces deux start-ups  s’inscrivent dans les tendances actuelles observées sur la consommation collective (comme Blablacar, Drivy, Cookeing ou AirBnb)  et permettent notamment de prêter sa voiture restée au parking et d’en emprunter une à son lieu d’arrivée sur le même modèle. On peut imaginer que ce type de service gratuit et intégré peut devenir un argument de poids dans le choix d’un hôtel Accor, notamment au regard de sa base de parking. Un service qui une fois opérationnel servira sans aucun doute à fidéliser la clientèle du leader mondial de l’hôtellerie sur son portail.

Le site de locations immobilières Airbnb discute d’une cession de titres détenus par ses employés dans le cadre d’une transaction qui valoriserait la société à 13 milliards de dollars (10,3 milliards d’euros), contre 10 milliards en mars, selon un article publié le 23 octobre dernier par le Wall Street Journal.

Deuxième start-up la plus valorisée de la Silicon Valley

Si l’accord est conclu, la start-up spécialisée dans les locations immobilières saisonnières entre particuliers deviendrait la deuxième compagnie privée (non cotée en Bourse) la plus valorisée de la Silicon Valley, souligne le quotidien financier. Seule la start-up de transports Uber, condamnée en octobre en France pour son offre UberPOP, la devancerait alors. Après avoir levé 1,2 milliard de dollars en juin, la jeune entreprise américaine a en effet été valorisée 17 milliards de dollars.

Airbnb pèserait également davantage en Bourse que Hyatt Hotels, dont la capitalisation est de 9,3 milliards de dollars et que Wyndham Worldwide (9,81 milliards), quatrième groupe hôtelier mondial.

Fondée par trois étudiants de Harvard et de la Rhode Island School of Design, Airbnb compte désormais 800.000 offres sur son site, contre 120.000 en 2012.

Le géant américain de l’internet Google a investi 542 millions de dollars dans une jeune société spécialiste de la réalité augmentée, qui se retrouve de la sorte valorisée autour de 2 milliards de dollars, affirme le New York Times sur son site.

La réalité augmentée consiste à introduire des images de synthèse dans le champ de vision de l’utilisateur. C’est l’un des grands axes de diversification de Google, notamment à travers ses lunettes Google Glass.

Sur son site, avec le slogan “il est temps de ramener la magie dans le monde”, Magic Leap montre des images d’un éléphant niché dans la paume d’une main ou une baleine planant au-dessus d’une plage.

Magic Leap, start-up basée dans une banlieue de Miami, ne dispose actuellement d’aucun produit commercialisable et ne génère pas le moindre chiffre d’affaires. Néanmoins, avec cet investissement de Google, la start-up se retrouve ainsi valorisée autour de 2 milliards de dollars.

Il y a sept mois, un autre grand nom de la high tech américaine, Facebook avait mené une opération similaire en rachetant pour 2 milliards de dollars le spécialiste de la réalité virtuelle Oculus.

45 millions d’utilisateurs dans le monde

La société hongroise compte déjà 45 millions d’utilisateurs à travers le monde, dont 500.000 en France.

Le jeune patron de Prezi, Peter Arvai, a grandi en Suède, étudié au Japon, avant de revenir en Hongrie, où il a lancé sa start-up en 2008, avec un designer et un professeur en ingénierie.

L’objectif de Prezi (présentation, en hongrois) : simplifier et rafraîchir les traditionnels « PowerPoint ». La société met au point une technologie permettant de créer rapidement des ­présentations, sur ordinateur, tablette ou mobile.

« Nous voulions tout de suite créer quelque chose d’international », affirme Peter Arvai. Quelques mois plus tard, Prezi ouvre un bureau à San Francisco, puis séduit l’un des principaux fonds d’investissement américains, Accel Partners, qui fut l’un des premiers investisseurs de Facebook. Au total, la société a levé près de 15 millions de dollars depuis sa création.

Un modèle économique original

Aujourd’hui, elle emploie 240 salariés et son logiciel est utilisé par 45 millions d’utilisateurs à travers le monde. Son premier marché est les Etats-Unis, devant le Royaume-Uni. En France, on compterait 500.000 utilisateurs, un chiffre qui a fortement augmenté depuis le lancement de la version française du service au printemps dernier. Désormais, la société veut renforcer sa présence en Amérique latine, où elle connaît déjà une croissance intéressante, et en Asie.

Prezi a opté pour un modèle ­économique original : le service est gratuit pour les utilisateurs qui acceptent de publier leurs ­présentations en ligne. Ceux qui souhaitent ­conserver leurs données privées doivent payer, entre 59 et 159 dollars par an selon les options (mode offline, édition d’images, etc.). Les entreprises peuvent aussi disposer d’une offre spéciale, permettant de gérer une solution pour chaque salarié, travailler en mode collaboratif, etc. Ces utilisateurs payants représentent une « part significative » de l’activité de la société, selon Peter Arvai, qui demeure néanmoins discret sur les chiffres… « L’essentiel, pour l’instant, est de toujours faire croître cette base ­d’utilisateurs. » 

Alexandre Lebrun, Laurent Landowski et Willy Blandin ont créé Wit.ai, une société qui propose à n’importe quel développeur d’intégrer un assistant vocal dans son application. Une manière de démocratiser et de populariser la commande vocale, en associant une sorte de « Siri » à toutes les applications, permettant de dialoguer avec son smartphone. « N’importe quel développeur, sans avoir de connaissances précises en linguistique, peut ainsi intégrer des commandes vocales à son application, en cinq minutes et en cinq lignes de code », explique Alexandre Lebrun, cofondateur de Wit.ai.

Le concept a d’abord séduit Pebble, le fabricant de montres connectées, qui a proposé aux trois entrepreneurs de les héberger dans ses bureaux de Palo Alto. Puis la start-up a été sélectionnée par Y Combinator en novembre 2013, quelques semaines seulement après la création de la société. « Ce passage chez Y Combinator nous a donné accès à un réseau très étendu et a accéléré la levée de fonds », confie Alexandre Lebrun. A la sortie de Y Combinator, fin mars, les fondateurs présentent leur concept à des fonds et « business angels » de la Silicon Valley.

Ouverture d’un bureau en France

Plusieurs sont séduits et investissent, comme l’acteur Ashton Kutcher, les fonds américains Ignition Partners et NEA, SV Angel, le fondateur d’AppGratis Simon Dawlat, le fonds français Alven Capital, mais aussi Andreessen Horowitz, l’un des fonds vedettes de la Silicon Valley, créé par le fondateur de Net-scape et qui a mené le tour de table. Il faut dire que les fondateurs ne sont pas des inconnus dans le secteur : ils avaient déjà créé Virtuoz, une société qui développait des assistants virtuels, notamment pour les services clients, et revendue à Nuance, l’un des leaders de la commande vocale.

Cette prise de participation est minoritaire. Les fonds devraient servir à embaucher, pour passer de neuf à une vingtaine de salariés. Un bureau français devrait aussi ouvrir pour localiser une partie de la R&D.

Aujourd’hui, 4.600 développeurs utilisent la plate-forme de Wit, dont 99 % en mode gratuit, qui acceptent de partager les données linguistiques et participent ainsi à l’amélioration du service.

 

Le groupe PSA ne veut pas être à rebours du basculement des modes de consommation automobile. Le 14 octobre, il a annoncé qu’il entrait dans le capital de Wedrive, une start-up basée à Paris qui a lancé un service de covoiturage. Le groupe automobile investit un million d’euros pour prendre 20% du capital de la société. Cédric Nicolas, PDG et fondateur de la start-up, reste l’actionnaire principal de Wedrive.

“Nous avons surtout été convaincus par la technologie de Wedrive qui offre une solution de transport quotidienne s’appuyant sur le fonctionnement d’un réseau social”, explique Brigitte Courtehoux, Directrice des nouveaux services de mobilité chez PSA.

Le site internet de covoiturage rejoint ainsi les différents services de voitures partagées mis en place par le groupe PSA. Ce dernier espère intégrer Wedrive sur ses modèles à partir de 2015.

“L’interface a été pensée pour rentrer dans un tableau de bord”, fait remarquer Cédric Nicolas, PDG et fondateur de Wedrive. “Sur le volet commercial, il ne s’agit pas d’un partenariat exclusif, le but étant bien sûr de proposer le service sur des Renault par exemple”, ajoute-t-il.

Le concept de “réseaux” conducteurs/passagers

Wedrive vise le marché du covoiturage entre domicile et lieu de travail en créant des réseaux de conducteurs/passagers. Ce réseau permet de flexibiliser “la variabilité de l’offre”, à savoir la prise en compte de l’aléa pour le conducteur qui doit rester plus tard au bureau. Le passager peut alors se rabattre sur un autre conducteur du réseau. Lancé le 17 septembre dernier, Wedrive compte 400 inscrits.

D’après une étude du cabinet Chronos qui se base sur des données de l’INSEE, 30% des déplacements des français sont le fait du trajet domicile-travail. C’est aussi 40% des kilomètres parcourus. Wedrive veut agir sur le taux d’occupation moyen des véhicules par déplacement qui s’élève à 1,4 personne. Cédric Nicolas estime que ce marché représente un potentiel de 11 millions de personnes en France, et 50 millions en Europe.

Un service encore gratuit

Le conducteur perçoit 10 centimes par kilomètre par passager. Un porte-monnaie électronique permet de faciliter les paiements. Pour l’instant, Wedrive ne se fait pas rémunérer. Cédric Nicolas étudie la possibilité d’être payé par les entreprises ou les collectivités locales.

Dans une interview à l’agence Bloomberg, Ludovic le Moan, PDG de Sigfox, révèle ses plans pour les Etats-Unis et son intention de mener une nouvelle levée de fonds début 2015 avant une entrée en bourse en 2016.

Ludovic le Moan détaille sa feuille de route pour Sigfox. La start-up toulousaine veut déployer son réseau aux Etats-Unis l’an prochain. Des discussions sont en cours avec les opérateurs Sprint et AT&T. D’autres sociétés américaines spécialisées dans l’énergie, la distribution ou la restauration (comme Mc Donald’s) sont intéressées par la technologie de transmission de données à bas débit, parfaite pour l’internet des objets.  Sigfox est djà en passe de déployer son réseau à San Francisco, une façon de faire connaître sa technologie aux acteurs de la Silicon Valley.

Entrée en bourse en 2016

Pour financer son développement et asseoir ses ambitions, Sigfox travaille à une nouvelle levée de fonds de 50 millions d’euros. Elle pourrait être effective au premier trimestre 2015, annonce Ludovic le Moan à Bloomberg. Ce serait la quatrième et surtout la plus importante levée de fonds de sa jeune histoire. Cette montée en puissance se poursuivrait idéalement par une entrée en bourse en 2016, ajoute-t-il. La signature de gros contrats avec des acteurs américains permettrait à Sigfox de remplir ses objectifs, juge son dirigeant. D’autres partenariats en Europe doivent être annoncés avant la fin de l’année, notamment en Allemagne, Suède et Italie.