Utilisés par les adolescents depuis de longues années déjà, les émojis et autres stickers sont depuis 1 à 2 ans l’objet d’une nouvelle stratégie marketing à destination des jeunes. L’une des start-ups française à l’origine de cette tendance, Feeligo vient de lever 1,5 million d’euros et profite de l’occasion pour ouvrir un bureau à New-York.
6 milliards d’émojis échangés chaque jour
Les émoticônes sont nées dans les années 80 avec la volonté de traduire en caractère la représentation faciale d’une émotion. Leur usage va exploser une première fois en 2000 avec l’arrivée du service de messagerie instantanée, MSN Messenger. Dans un même temps, vont apparaître les premiers émojis, version des émoticônes plus poussée sur le plan graphique. L’arrivée des plateformes mobiles telles que Messenger, Whatsapp, Snapchat, Instagram va encore accélérer leur utilisation. Mais c’est finalement en 2011, quand Apple va intégrer un clavier émoji à ses terminaux que leur usage va carrément exploser : ainsi, entre septembre 2011 et mi 2012, le taux de messages partagés sur Instagram contenant un émoji va passer de 1 à 15% ! En mai 2015, ce taux atteignait 40%, selon Instagram.
6 milliards d’émojis seraient envoyés chaque jour à travers le monde.
Le brand stickers, du native advertising pour les jeunes
En 2012, suivant le modèle de Line, 2 français lancent Feeligo avec l’objectif d’offrir aux annonceurs la possibilité de diffuser sur les services de messagerie des émojis sponsorisés : ils appellent cela le « brand stickers ». Mais contrairement à son modèle, Feeligo ne va pas vendre directement ses « stickers » aux utilisateurs : elle fournit une plateforme à l’annonceur permettant de diffuser les stickers en cross-platform (web et mobile). Via cette plateforme, l’annonceur peut ainsi maîtriser la diffusion de son contenu, la mesure des campagnes.Surtout, en créant des stickers à l’image d’une marque, Feeligo propose une forme de native advertising très peu envahissante et qui s’adresse directement à la cible jeune. Parmi les campagnes notables, on retrouve celles réalisées pour Duracell (20 millions de stickers échangés) et pour le film Rio 2 (7,5 millions).
Alors qu’elle avait déjà levé 750 000 euros depuis sa création, la start-up française réalise une opération 2 fois plus importante : le montant levé va lui permettre de s’attaquer au marché international, via notamment l’ouverture d’un bureau à New-York.









