Moins de 2 mois après l’opération record de Sofi (1 milliard de dollars levés), une nouvelle Fintech américaine spécialisée dans le refinancement de prêts étudiants, Earnest, a bouclé un tour de table important. L’approche de cette start-up permet d’affiner l’analyse des risques et offre de nouvelles opportunités de services aujourd’hui délaissées par les banques traditionnelles.
Le refinancement des prêts étudiants
Tout comme Sofi, la principale activité de Earnest est le refinancement de prêts étudiants et de prêts personnels. Battery Ventures, Adams Street Partners et Maveron ont apporté 75 millions de dollars en capital, tandis que New York Life et d’autres institutions ont offert leur soutien sous la forme d’un prêt de 200 millions de dollars à la start-up. Le montant de l’opération prouve une nouvelle fois que les Fintech sont des investissements en vogue, notamment aux Etats-Unis où l’encourt global des étudiants atteint 1000 milliards de dollars. La start-up, dont l’offre s’adresse essentiellement aux jeunes, propose des taux extrêmement intéressants, allant de 1.90% à 3.50%. Pour atteindre des niveaux aussi compétitifs tout en réduisant au maximum les risques, Earnest a misé sur le Big Data : une stratégie naturelle pour une société fondée à la base par une équipe de financiers et de mathématiciens !
Le Big Data pour s’assurer la meilleure solvabilité des jeunes
Aux Etats-Unis, la plupart des organismes financiers accordent leurs prêts sur la base du « credit score » : le « credit score » est une sorte de note personnelle attribuée à chaque personne et censée indiquer son niveau de solvabilité. Selon Earnest, ce critère ne reflète qu’une partie de la situation financière des clients, en particulier chez les jeunes dont l’historique de crédit est beaucoup trop court pour montrer leur véritable solvabilité. La start-up a donc construit son propre score en intégrant d’autres facteurs comme l’éducation, la carrière professionnelle ou la situation financière générale passée et actuelle. Bien sûr, ce simple score ne suffit pas : ne sont financées que les personnes ayant un emploi ou avec une offre formelle d’emploi, ayant des comptes bancaires positifs et même un mois d’avance d’économie.
Ainsi, en combinant son scoring « maison » et ces critères, la Fintech réduit le risque de fraude et les défaillances des emprunteurs, ce qui lui permet in fine de réduire les coûts et offrir des taux extrêmement bas.
Présente dans plus de 40 états, Earnest prêterait entre 2 et 5 millions de dollars par jour ! Avec cette levée de fonds, la start-up souhaite développer sa gamme de produits financiers.









