Avec Media Track, l’agence de communication CoSpirit constitue un groupe qui compte plus de 130 salariés, pour un chiffre d’affaires d’environ 15 millions d’euros. Son fondateur et Président Florian Grill, qui est intervenu avec Waze et Carrefour lors du dernier Hub Forum (voir notre article) présente sa vision de la transformation digitale de l’économie.
- Quel est aujourd’hui le métier de CoSpirit ?
Florian Grill : CoSpirit est dédié à la communication locale des enseignes de distribution dites “à réseau”. Concrètement, notre métier consiste à mettre en place la stratégie et les outils qui vont permettre à l’enseigne et aux dirigeants des points de vente de générer davantage de trafic. En l’occurrence, nous sommes positionnés sur un marché qui pèse 12 milliards d’euros – celui de la communication locale des enseignes – et qui représente plus du tiers des sommes investies en France da ns la communication. Nous travaillons principalement sur des petits volumes, mais en très grand nombre : plusieurs centaines de points de ventes, plus de 300 agences pour la gestion de l’affichage de longue durée, 8 500 espaces d’affichage temporaire… Pour disposer d’un maillage suffisant, nous avons mis en place un réseau de 200 inspecteurs sur le terrain et un Pôle Conseil Magasin de 20 personnes, basé à Lyon.
Par ailleurs, généralement pour accompagner nos clients enseignes, CoSpirit s’est développé en Espagne, en Italie et en Belgique.
- Comment définissez-vous un média digital de chalandise ?
Florian Grill : Avant tout, il faut toujours garder à l’esprit que l’on ne doit pas parler de transformation digitale en continuant de penser l’entreprise comme une addition de silos. Dans ce contexte, il n’est pas question de gérer le numérique “à part” et d’imposer son jargon à tous les services. Il faut, au contraire, se focaliser sur les priorités de chaque service. Dans ce contexte, l’exemple type d’un “média digital de chalandise”, c’est Waze. Nous avons fait une présentation commune avec Carrefour et Waze, lors du Hub Forum 2017. Waez n’entend pas se substituer à l’affichage longue durée mais le compléter, notamment en tenant compte de l’accessibilité, de la visibilité ou du niveau de fréquentation de chaque point de vente. Nous avons développé avec leurs équipes une série d’indicateurs, dont le nombre d’impressions, de navigations ou de visites dans les magasins, pour les intégrer à notre nouveau portail.
- Quelle est la vocation du portail internet que vous avez créé ?
Florian Grill : Elle est de générer un trafic additionnel mesurable. Pour cela, il fallait que cette plateforme soit personnalisable et permette de tenir compte des spécificités de chaque magasin. Carrefour a choisi de le retenir pour son réseau de points de vente intégré. Par ailleurs, il a été présenté aux franchisés, qui ont massivement dit “oui” aux déploiement de cette solution chez eux. Toutes les installations seront finalisées d’ici fin 2017.
Propos recueillis par Pascal Boiron, Digital CMO










