Derrière les 2 géants du CMS que sont WordPress et Joomla, Jimbo, le système allemand de création de sites internet, s’est fait une place de choix en misant sur une simplicité d’usage poussée à l’extrême. Support de quelques 15 millions de site internet, l’outil a permis à ses fondateurs d’effectuer un premier tour de table de 25 millions d’euros, après avoir fonctionné sur fonds propres pendant 8 ans.
Un CMS tout en un et à l’usage extrêmement simple…
Dès son lancement, Jimbo a su se distinguer de la concurrence des géants en misant sur l’ultra-simplicité et en excluant à l’utilisateur toutes les préoccupations techniques. Utilisable en ligne, le logiciel s’appuie essentiellement sur le principe du WYSIWYG : « ce que je vois à l’écran est le résultat final. ». Contrairement à WordPress, l’ensemble du process de création du site se fait sur l’outil : du choix du nom de domaine jusqu’au design et la rédaction de pages en passant par l’hébergement de la base de données (sur les serveurs Jimbo). L’utilisateur commence par choisir le thème de son site dans une bibliothèque, le publie sur le nom de domaine de son choix puis le customise et l’alimente. Il est accompagné sur chacune de ces étapes avec une interface extrêmement simple.
Le modèle économique de Jimbo est freemium : en gratuit, l’utilisateur est obligé d’utiliser un sous-domaine .jimdo.com et l’interface affiche des publicités ; en pro et business (sur abonnement), le nom de domaine est libre, les modules e-boutique et SEO sont accessibles.
…qui a donc quelques limites
Evidemment, une telle simplicité d’utilisation implique quelques limites : Jimbo ne tient pas la comparaison face à l’infinité de templates, de widgets et de modules que proposent WordPress et sa communauté de développeurs. L’obligation d’hébergement sur leur serveur peut être également très contraignante. Mais la start-up allemande veut compenser par l’efficacité de son SAV (200 collaborateurs) et par un degré d’innovation très poussé : en 2007, Jimbo était la première plateforme intégrable à Facebook ; ils étaient également les premiers à avoir leur logiciel disponible en version application mobile.
Auto-financé pendant 8 ans, Jimbo a sauté le pas, comme le déclare Matthias Henze, l’un des 3 cofondateurs : “Nous sommes très fiers d’avoir créé Jimdo avec un capital de départ de 500 000 euros seulement et sans aucun fond d’investissement, mais il est temps pour Jimdo de passer à la vitesse supérieure et d’accélérer le développement de notre produit. »









