La société française Nuxeo est éditrice d’une plateforme open source de gestion de contenus (ECM) pour les entreprises. Créée en 2000, elle boucle la 4ème levée de fonds de son histoire pour un montant de 10 millions de dollars auprès de Kennet Partners.
Une plateforme logicielle modulaire pour gérer vos contenus et stocker
Face à l’explosion des volumes de données, à leur structure de plus en plus complexe et à la multiplication des canaux de diffusion, « les [anciens] systèmes ECM (enterprise content management) ne sont pas en mesure de faire face aux besoins exponentiels des entreprises pour gérer leurs contenus ». Nuxeo a donc développé une plateforme modulaire permettant de développer des applications de gestion de contenus : plus de 150 plugins sont ainsi disponibles, ce qui donne à cette plateforme une adaptabilité exceptionnelle. De plus, elle est déployée à 100% sur du cloud et est connectée en natif à Google Drive, Dropbox, Salesforce ou Adobe Creative Suite. Nuxeo offre également à ses clients des services allant du moteur de recherche à la synchronisation des contenus avec le poste de travail en passant pas un moteur de workflow ou la visualisation de datas pour les développeurs.
La solution a notamment été utilisée par EA Sports pour permettre le partage de builds de ses jeux vidéo entre les équipes de développement ou par Leroy Merlin afin de déployer un portail collaboratif pour ses 20 000 employés.
Cap sur les Etats-Unis
Pendant les 8 premières années de son histoire, Nuxeo n’a eu recours à aucune levée de fonds. Ce n’est qu’en 2008 qu’elle boucle un premier tour de table à 2 millions d’euros. Trois autres opérations vont suivre en seulement 5 ans et elles vont véritablement booster la croissance de l’entreprise : « En trois ans, nous avons triplé de taille pour atteindre 7,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015 », déclare ainsi le président du directoire, Eric Barroca. Le marché américain est désormais très clairement l’objectif principal de Nuxeo (qui a d’ailleurs placé son siège social à New-York) et cela doit être un moyen d’accélérer davantage : « Nous devons terminer 2016 avec un effectif de 100 personnes et un revenu de 11 millions d’euros. »









