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Dans son plan de relance de 100 milliards d’euros présenté le 03 septembre, le Gouvernement consacre sept milliards d’euros à la filière numérique sur deux années. Les startups et les technologies disruptives bénéficient de la moitié de ce budget.

3,7 milliards pour les startups et les technologies numériques de rupture

Les startups françaises apparaissent comme les grandes gagnantes de ce plan de relance dont 500 millions seront consacrés au soutien de leurs fonds propre, à l’entrée à leur capital via Bpifrance, en soutien à des structures d’investissement. « Bpifrance va investir près de 400 millions d’euros en 2021 contre 250 millions aujourd’hui » a déclaré Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques dans un long billet publié sur Medium.

Le Gouvernement affiche deux objectifs : favoriser l’émergence et la réussite de la nouvelle génération post-crise de startups et accélérer l’émergence de leaders mondiaux. Les aides à l’innovation dont bénéficie chaque année la French Tech  augmenteront de 60 % pour atteindre 800 millions d’euros sur la période.

Dans cette enveloppe globale, 2,4 milliards seront dédiés à des technologies numériques de rupture comme l’informatique quantique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, le cloud ou l’e-santé. Dans les semaines à venir le Gouvernement précisera ses projets d’investissement dans ces secteurs.

2,3 milliards pour la transformation numérique de l’Etat et des territoires et des entreprises

1,7 milliard pour la transformation numérique de l’État, 385 millions pour la transformation numérique des TPE et PME, 200 millions pour la numérisation des filières aéronautiques et automobiles.

800 millions pour le numérique du quotidien

550 millions d’euros seront consacrés au déploiement du très haut débit avec l’objectif, à l’horizon 2025, de généraliser la fibre sur l’ensemble du territoire. 250 millions seront dédiés à la formation et à l’accompagnement des treize millions de Français encore éloignés du numérique.

300 millions pour la formation aux métiers du numérique

Selon Cédric O, « le numérique a d’ores et déjà été, en 2019, le premier secteur créateur net d’emploi en France ». Les 300 millions seront consacrés à le formation aux métiers du numérique et à l’insertion de jeunes mais également à ceux dont les métiers seront affectés par la crise.

Mais pas assez pour Frédéric Mazzella

« On s’attendait à ce qu’il y ait un peu plus d’effort sur le numérique » a déclaré à l’AFP Frédéric Mazzella, co-président de l’association France Digitale fédérant 1 800 entrepreneurs et investisseurs du numérique français mais aussi président et co-fondateur de BlaBlaCar. « Le numérique n’est pas oublié du plan de relance, mais il n’est pas non plus la priorité et c’est dommage parce que justement il remplit la case emploi, la case souveraineté […] Le numérique est le premier secteur créateur net d’emploi en France » a-t-il indiqué.

Dans une interview accordée à Céline Tridon du site Chef d’entreprise, Fréderic Mazzella précise que ce plan de relance devrait davantage profiter aux entreprises françaises : « Il y a un effort qui serait légitime en termes d’emploi et de souveraineté : faire en sorte que la commande publique se dirige vers des solutions françaises ou européennes. On parle beaucoup de made in France dans la production industrielle, mais il faudrait aussi parler de made in France sur le numérique ! »

En photo : Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques ©Cedric_O





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