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Le secteur des études est-il en  pleine révolution  digitale ? Happydemics et Madeinvote viennent successivement d’annoncer deux levées de fonds. Leur objectif  : révolutionner un secteur des études jugé obsolète au regard des comportements digitaux.

La jeune entreprise Happydemics vient d’annoncer une levé de fonds de 8 M€ réalisée auprès d’Adelie, SIA Partners, Fair/e et de business angels. La startup française propose de révolutionner un secteur qu’elle juge obsolète.

Avec ses services qui permettent de cibler dans 175 pays des répondants en BtoC et BtoB, il n’est plus utile, selon elle, d’utiliser les bons vieux panels des sociétés d’études qui ont pignon sur rue. C’est donc la fin programmée d’Ipsos, d’Opinion Way, de la Sofres et d’autres dont les méthodologies ne permettent pas un recueil  d’information instantané et ciblé.

Pour faire mieux Happydemics mise sur sa capacité à traiter les données tout en permettant le placement de ses études au plus près des usages digitaux actuels. Happydemics compte aussi investir sur de nouvelles formes d’interrogation permettant un recueil plus spontané des réponses, notamment vis-à-vis des générations digitales.

Madeinvote qui a annoncé une levée de fonds d’1,2 million d’euros auprès de Bpi France, de la Région Nouvelle-Aquitaine et de Business Angels, s’est fixé le même objectif en se concentrant sur les réseaux sociaux.

Dans les deux cas, les défis que devront relever les deux entreprises sont nombreux. Le secteur des études souffre, il est vrai, d’une image vieillissante par rapport aux études marketings dynamisées par la collecte facile des données comportementales sur les canaux digitaux.

Il faudra néanmoins s’adapter à des évolutions profondes comme les attentes en termes de consentement et de confidentialité. Tout comme il sera nécessaire de s’adapter  aux stratégies des GAFAM qui, dans l’avenir, vont conserver leurs données pour leur propre usage de ciblage.

Une contrainte qui pourra devenir une force pour des sociétés d’études capables d’analyser les comportements des consommateurs sur tous les canaux digitaux. En clair, plus les usages sont dominés par les GAFAM et moins le comportement des consommateurs et leurs opinions seront faciles à analyser et plus les besoins d’études vont augmenter. En évitant de revenir bien sûr à des panels de consommateurs pour mieux les comprendre.





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