Le 31 mars dernier, le club 2AM, qui regroupe à Bordeaux plus de 70 directeurs marketing dans différents secteurs d’activités, organisait une soirée thématique sur le Big Data dans le cadre de la publication d’un livre blanc présentant leur vision des enjeux, mais aussi trois cas d’usages. Un document qui permet d’aborder la réalité actuelle du Big Data dans le marketing.
Trois cas d’usage réel du Big Data qui illustrent les pratiques actuelles en marketing
Organisée par Virginie Lange, Banque Casino, Responsable Stratégie Clients et Fidélisation, Direction Marketing & Web, Jérôme Mollier, Relatia, Directeur du pôle Marketing Intelligence et Anne-France Farré, Chargée de relation entreprises à l’ESG, cette soirée a permis de faire le point sur les tendances actuelles du Big Data, mais aussi sur les enjeux pour les annonceurs et les marques. Du côté des tendances générales, Jérôme Mollier a rappelé que pour les directeurs marketing qui avaient participé à ces travaux « le Big Data portait bien son nom et qu’ils étaient tous confrontés à une augmentation exponentielle des données à traiter ». « Une croissance qui nécessite une évolution des approches et des compétences et qui implique un maniement de données de plus en plus nombreuses » a-t-il été précisé en introduction.
10H11, Ezakus Labs et Sud-Ouest : trois usages différents et bien réels du Big Data
Pour 10h11 et Julien Daubert-Panasyuk, son CEO, qui présentait le premier cas d’usage de ce white paper, il est évident que le Big Data offre aujourd’hui aux marques l’opportunité de procéder à de nouvelles expériences d’analyses des tendances consommateurs. 10H11 a ainsi mis en place pour Publicis et son client, une marque de soda, une analyse « de risque réputationnel ». Un nouveau néologisme qui traduit la possibilité, grâce à la puissance du Big Data, d’analyser les réactions sociales sur les réseaux sociaux après, par exemple, différentes campagnes publicitaires. « L’intérêt est de mesurer le coût social d’un plan média, même si les marques ont le sentiment que leurs campagnes sont conçues initialement pour engendrer le moins d’impacts négatifs » a précisé Julien Daubert-Panasyuk. Une solution qui nécessite une méthodologie statistique mais surtout qui s’appuie sur la puissance d’analyse du Big Data pour être vraiment opérationnelle sur une longue période.
De son côté, Julien Budynek, VP Data Science EZAKUS LABS, une start-up bordelaise financée entres-autres par Indvest (NDLR : qui a financé aussi Critéo), le Big Data est la solution mature à toutes les modélisations comportementales sur le web. Le Big Data permet alors grâce un travail de paramétrage de déployer des modèles prédictifs sur tous les canaux digitaux. Selon Julien Budynek, il est possible de valider aujourd’hui un modèle complexe en une journée et de l’adapter. Une agilité recherchée notamment dans les secteurs du e-commerce mais aussi des médias.
Enfin pour Guillaume Vasse, Directeur du Développement Marketing & Numérique de Sud-Ouest, qui est aussi un des membres fondateurs de 2AM, le Big Data, c’est ce qui permet à un groupe de presse d’itérer des comportements connus à des échelles de plus en plus importantes. Le groupe Sud-Ouest dispose aujourd’hui d’un datamart sur ses abonnés, web et print, ses audiences digitales sur lequel les simulations liées à la mise en place de nouveaux contenus pourront être testées grâce, par exemple, à des plateformes comme Google Cloud Platform à des échelles d’audience bien plus large » a-t-il précisé. « Pouvoir utiliser le Big Data pour conquérir de nouveaux lecteurs et abonnés à nos services devient une réalité » a-t-il ajouté.









