Selon le Syndicat des Régies Internet (SRI) le marché de la publicité digitale devrait progresser, comme en 2025, de 11 % en 2026 pour atteindre plus de 13 milliards d’euros. En 2025 le SRI note que la croissance des investissements publicitaires digitaux a été tirée par la vidéo, les réseaux sociaux et le retail média. Sans se prononcer sur la place du canal IA dans les investissements publicitaires digitaux en 2026 le SRI alerte sur le risque que fait courir l’IA à un écosystème français du digital et des médias déjà très fragilisé.
En 2025 le SRI note dans son étude que « 8 acteurs globaux ont capté environ 76 % du marché et 83% de la croissance ». En dépit d’une croissance toujours dynamique (11 %) Corinne Mrejen, Présidente du SRI, souligne que la valeur globale augmente, mais se concentre sur des solutions technologiques automatisées, masquant une dualité structurelle. »Deux économies coexistent : celle de la longue traîne, moteur des plateformes, et celle des Top annonceurs et agences médias, prédominante dans le Display. Pour autant, on peut regretter que même au sein du Display la part des acteurs européens, notamment ceux de ‘l’Edition & info’, ne cesse de reculer depuis 2023» analyse-telle.
Surtout elle constate que l’IA pourrait encore affaiblir l’écosystème français du digital. Pour Corinne Mrejen » L’IA et la publicité agentique vont redéfinir les lieux de décision publicitaire. Dans un marché qui pourrait être essentiellement piloté par des agents, la performance sera étroitement corrélée à la qualité des données et des indicateurs. Les régies ont un rôle clé : structurer des environnements sûrs, éditorialisés et transparents. Elles doivent offrir des repères fiables et contextualisés pour les marques, les agences, et la création de valeur. À l’heure de l’automatisation massive, la brand safety devient un signal stratégique de performance, de confiance et, plus largement, de souveraineté pour l’écosystème média. » a-t-elle expliqué en marge de la présentation des résultats de cette étude.







