Avec 389 startups et scale-ups, 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires cumulé et environ 6 500 emplois en 2025, la Sportech française, selon la dernière étude de PwC France, est en passe de devenir un moteur de cette industrie en France. Aux Etats-Unis le sport est depuis longtemps structuré comme une véritable industrie, avec des franchises, des médias, des infrastructures, du divertissement et des technologies innovantes. Autre facteur d’accélération potentiel de cette filière : la relation entre sport et santé où toutes les pistes visant à réduire les dépenses de santé doivent être étudiées.
Selon les chiffres donnés par le ministère de l’Économie et Direction générale des Entreprises, dans le cadre des travaux de la Filière Sport de l’Observatoire de l’Économie du Sport de BPCE le sport est déjà une industrie qui pèse dans le PIB Français. Les chiffre parlent d’eux même : 73 Md€ de chiffre d’affaires estimé par 144 000 entreprises référencées, 450 000 emplois et 2,6 % du PIB. Les 73 Md€ incluent notamment 41 Md€ réalisés par 3 250 entreprises, principalement dans le commerce et l’industrie. L’intérêt récent de la famille Arnault pour HYROX via le consortium mené par L Catterton le confirme : le sport attire de plus en plus les investisseurs.
PwC France estime que la sportech française a changé de dimension
Le premier enseignement de l’étude* est quantitatif. La Sportech française compte désormais 389 startups et scale-ups, pour 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires cumulé en 2025 et environ 6 500 emplois.
La dynamique de l’emploi est réelle note PwC : 57 % des entreprises interrogées ont augmenté leurs effectifs en 2025, avec près de 440 créations d’emplois. Mais la photographie reste contrastée. Plus de 60 % des entreprises réalisent encore moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires et près de la moitié comptent entre deux et dix collaborateurs.
Le financement constitue l’autre indicateur de cette maturité encore incomplète. Les Sportech françaises ont levé environ 80 millions d’euros en 2025, un montant fortement concentré sur une opération majeure : la levée de 51 millions d’euros de SkillCorner. Selon les données présentées dans les restitutions de l’étude, 53 % des acteurs recherchent encore un premier capital.
Par ailleurs, les entreprises de cette filière sont de plus en plus tech. 88 % des startups déclarent utiliser l’intelligence artificielle, avec des applications qui vont de l’analyse de la performance à la production de contenus, en passant par le coaching, l’expérience fan ou la gestion des événements.
Les nouveaux domaines qui vont tirer le financement de la filière
Dans son étude PwC souligne que la filière manque toutefois de financement. « La sportech française a fait ses preuves : ses entreprises créent de la valeur, des emplois et proposent des solutions qui font évoluer le sport. Il s’agit maintenant de les aider à grandir. Pour cela, elles ont besoin de financements adaptés, mais aussi de clients et de débouchés pour leurs innovations. C’est à ces conditions qu’elles pourront se développer et s’imposer sur les marchés européens et internationaux », explique Matthieu Bouchépillon, Associé PwC France et Maghreb.
Quatre facteurs pourraient cependant, selon PwC, accélérer le financement dans ce secteur : le sport féminin, les nouvelles pratiques sportives communautaires en termes d’abonnement et de prix et l’expérience fan. La santé n’est pas cité par PwC comme un facteur potentiel de développement alors que les enjeux semblent énormes dans le contexte budgétaire actuel.
* Méthodologie de l’étude : l’étude PwC France et Maghreb–SporTech analyse l’écosystème français à partir des données de SporTech, SportechX et Motherbase, complétées par les analyses de PwC. Elle repose notamment sur une enquête de 80 questions menée du 18 mars au 30 avril 2026 auprès de 131 startups et scale-ups, dont 109 membres de la SporTech, ainsi que sur 24 entretiens individuels avec des entrepreneurs, dirigeants, athlètes, fédérations, équipementiers, exploitants, médias, agences et représentants des pouvoirs publics.









