La ville de Paris vient d’annoncer une série de mesures destinées à favoriser l’installation dans la capitale de jeunes entrepreneurs innovants, notamment en leur proposant des visas. Paris cherche ainsi à rattraper son retard, surtout sur Londres, en termes d’image sur les start-ups, mais pas seulement. Aux Etats-Unis, différentes études montrent que le succès des start-ups et du secteur high-tech s’appuie largement sur la capacité de ces entreprises et du gouvernement à attirer de nouveaux talents étrangers.
Pour s’en convaincre : lire deux rapports du fonds KPCB
KPCB n’ est pas seulement un fonds d’investissement leader dans le domaine des start-ups et des nouvelles technologies. Ses services publient chaque année différents rapports qui font référence dans le milieu financier. Le premier sur les ruptures internet publié en 2014 est sans doute la meilleure analyse parue sur le développement des nouvelles technologies et sur les accélérations technologiques prévues. Le second sur l’apport de l’immigration dans le secteur des hautes technologies a du être lu par les membres du gouvernement, les élus de la ville de Paris et par Axelle Lemaire dont les services sont à la recherche de nouvelles idées pour mieux mettre en avant politiquement le secteur de l’innovation. Ce rapport (http://www.kpcb.com/blog/tag/Immigration%20Report) met en avant le rôle des talents étrangers dans le dynamisme du secteur de l’innovation aux Etats-Unis et donne des pistes sur ce qui reste encore à faire pour continuer dans ce sens. C’est sans doute dans ce contexte qu’il faut analyser l’initiative prise par la ville de Paris avec le French Tech Ticket.
Paris se lance pour attirer les talents ! Les autres villes French Tech devraient suivre !
Afin de rattraper son retard sur Londres, François Hollande lançait l’initiative French Tech Ticket en octobre dernier en misant notamment sur l’accueil des start-ups avec une multiplication des incubateurs parisiens : 104 Factory, Usine IO, La Paillasse, Numa, 50 Partners, Paris Pionnières, Impulse Partners et Start-up 42. Une vision très immobilière de l’innovation puisque la mairie de Paris indique avoir ouvert 130 000 m² d’incubateur et prévoit d’en créer 100 000 m² supplémentaires d’ici à 2020 avec l’ouverture de l’incubateur de la Halle Freyssinet promu notamment par Xavier Niel.
Modeste ! « contribuer à faire de Paris l’usine à start-ups de la planète, Anne Hidalgo ».
Maintenant, il s’agit de remplir ces m² et les initiatives d’aides aux start-ups foisonnent pour remplir les objectifs de création d’emplois sous entendus. Pour attirer les start-ups étrangères, le Paris French Tech Ticket, qui devrait être étendu à partir de septembre aux autres villes françaises du réseau French Tech, propose des services spécifiques sur la base des conditions suivantes :
- Les fondateurs doivent être entre 1 et 3 avec un seul Français au maximum par équipe.
- Une procédure accélérée pour l’obtention d’un titre de séjour.
- Un prix de 12 500€ pour 6 mois. Cette procédure d’attribution du prix pourra être renouvelée une fois (soit 25 000€ pour un an).
- Un hébergement gratuit dans une structure d’accompagnement partenaire.
- Un programme d’animation dédié.
- Un « Help Desk » qui pourra assister les lauréats dans le cadre des formalités administratives.
- Une aide à l’installation personnelle apportée au travers du Paris Landing Pack (dispositif d’appui à l’installation d’entrepreneurs étrangers à Paris).
- Des tarifs avantageux sur les vols Air France, l’octroi d’une carte de fidélité Gold et une visibilité pour la start-up via Air France.







