Le marché de la publicité sur Internet poursuit sa croissance rapide et selon le SRI, l’UDECAM et PwC, le marché a atteint 1,5 milliard d’euros nets au premier semestre. La croissance s’est établie à 3,5 % tirée par les nouveaux médias digitaux comme les mobiles, les réseaux sociaux et la vidéo.
Les annonceurs misent de plus en plus sur le mobile et le social
Au sein d’un marché publicitaire qui peine à progresser en dépit de la reprise de la croissance économique, la publicité digitale continue à se développer avec une progression de 3,5 % au 1er semestre 2015, une croissance tirée par le mobile (+63%), lui-même tiré par le social (+55%). Sur le premier semestre, les dépenses nettes des annonceurs atteignent près d’1,5 milliard d’euros nets de chiffre d’affaires.
Google pourrait atteindre près de 2 Mds d’euros de CA en France en 2015
Le « Search » (liens sponsorisés) reste le premier budget digital des annonceurs, et affiche une légère croissance (+4%). Il représente un chiffre d’affaires de 902 M€ nets sur le 1er semestre 2015, soit 58% du marché total de la publicité online en France. Les autres dépenses à la performance (affiliation, comparateurs et e-mailing) sont plutôt en retrait. La tendance sur ce segment est à -1% par rapport à S1 2014.
De son coté, le « Display » connaît une nouvelle jeunesse avec une belle croissance de 8%. Toujours deuxième segment en valeur, il représente un chiffre d’affaires net de 425 M€, soit 28% du marché de la publicité online en France et confirme sa transformation sous l’impulsion de la Vidéo (+38%), du Programmatique (+50%), du Mobile (+63%) et du Social (+54%). Il est à noter que, pour l’instant, la montée en puissance du programmatique ne pèse pas sur le développement du marché du display en valeur. Selon les résultats de cette étude, le poids de l’achat display en programmatique représente au 1er semestre 127 M€, soit 30% des achats display (tous formats, tous devices) et une croissance de 50% vs le 1er semestre 2014. Il semble que la pression sur le prix des CPM soit compensée par des services très techniques liés au RTB et à l’analyse des données permettant aux régies de maintenir ou d’augmenter leurs prix. Néanmoins pour les éditeurs et les médias, la montée en puissance du RTB va pousser ceux-ci à dynamiser leurs approches éditoriales et publicitaires. L’apparition de nouvelles offres de type « first look » (garantissant la première exposition au message et l’optimisation des CPM), soulignée par l’étude, devrait jouer en ce sens.
Au niveau qualitatif, les rapporteurs de cette étude mentionnent la poursuite de la transformation de la publicité digitale vers un modèle de plus en plus mesurable et technique sur toutes les plateformes. Selon Jean-Luc Chétrit, Président de l’Udecam, cité dans cette étude : «Dans un contexte d’investissements publicitaires en berne, la croissance continue de la publicité digitale témoigne de la confiance des annonceurs dans le rôle qu’elle peut jouer dans le parcours de conviction de leurs clients. De plus en plus ciblée, engageante et mesurée, elle doit poursuivre son évolution tant dans ses formats que dans la simplification des process de transaction afin de contribuer encore plus à la génération de valeur pour l’ensemble des acteurs, qu’ils soient annonceurs, agences ou média ».







