Le cabinet Deloitte publie chaque année une étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT). Une occasion de garder en mémoire 5 chiffres-clés et tendances à retenir.
Pour Deloitte, la réalité virtuelle c’est déjà une réalité de marché
Selon le cabinet, le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2016 dont 700 millions en vente de casques et 300 millions issus des jeux vidéo. Si Deloitte souligne que c’est exclusivement dans le domaine des jeux vidéos que ce marché se développe, il est clair que les investissements colossaux réalisés par Facebook et Google visent à imposer ce format dans d’autres domaines comme la publicité, les services d’assistance et bien sûr le eCommerce.
Le e-learning comme relais de croissance pour les éditeurs de logiciels
Selon Deloitte, 80 des 100 plus gros éditeurs de logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits en 2016. Le cabinet de consultants rappelle que les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant. Pour l’instant, elles sont surtout utilisées dans le cadre du développement logiciel afin d’optimiser des coûts de développement toujours en hausse. Elles pourraient trouver également un marché du côté de la simulation des comportements clients et, à terme, dans un grand nombre de secteurs d’activité, comme la santé.
La publicité sur le digital a toujours de beaux jours devant elle, y compris sur mobile
Selon Deloitte, seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles ont téléchargé un ad-blocker en 2015. Une statistique soulignée par les consultants du cabinet et qui illustre le débat actuel sur la publicité digitale. Trop de formats, trop de pression publicitaire sur les sites web, des formats intrusifs et pas assez engageants estiment notamment de plus en plus les annonceurs, en dépit de l’augmentation constante de leurs investissements dans le digital. Cependant pour Deloitte, la frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars en 2016. Deloitte en revanche ne donne pas de chiffres sur les accès web.
Le smartphone est la pierre angulaire du marché du digital en 2016
Deloitte fait du smartphone la pierre angulaire du marché du digital en 2016 pour plusieurs raisons. Selon le cabinet de conseil, c’est l’outil de consultation d’informations et de e-commerce favori des consommateurs. Selon l’étude publiée par Deloitte sur les usages mobiles en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais toujours selon Deloitte, ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. La mauvaise ergonomie des solutions de paiement fait partie des raisons explicatives à ce faible taux de transformation mais la montée en puissance de nouvelles start-ups dans ce domaine, ainsi que les efforts des banques devraient permettre de favoriser le e-commerce sur mobile. Mais il sera nécessaire de mieux adapter aussi les applications. Comme l’ont fait les éditeurs de jeux qui font aujourd’hui de cette plateforme une priorité, ce qui explique la tendance observée dans cette étude. Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015, précise le cabinet dans cette étude.
Des marchés à capter grâce aux usages mobiles : l’occasion et le traitement des photos
L’étude souligne d’autres tendances sur les mobiles. Deloitte estime, par exemple, que 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne. Ce marché qui progressera de 15 % en 2016 est encore mal adressé par les principaux acteurs du stockage, en dépit de l’arrivée de quelques start-ups. Et enfin Deloitte ne voyant pas de baisse de prix significative du côté des futures générations de smartphones, le cabinet estime qu’en 2016, les consommateurs devraient vendre ou échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars de revenus à leurs propriétaires. Deloitte note ainsi que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.








