Bien qu’Oracle annonce pour son second trimestre fiscal une croissance à 2 chiffres dans le cloud et le SaaS, les revenus de l’éditeur américain stagnent pratiquement. Oracle, comme d’autres grands acteurs traditionnels de l’informatique, tarde à enregistrer le bénéficie de ses investissements dans le cloud et le digital.
Une transformation digitale toujours difficile pour Oracle
Sur son deuxième trimestre de l’exercice 2017, Oracle enregistre un chiffre d’affaires de 9,0 milliards de dollars, stable en dollars et en hausse de 1% à taux de change constant. Une croissance décevante alors même qu’Oracle annonce une très forte progression dans le cloud et les services logiciels. Le chiffre d’affaires du logiciel en mode SaaS et PaaS s’est établi à 878 M $, en hausse de 81% en dollars et de 83% à taux de change contant. Les revenus totaux du Cloud, y compris l’infrastructure en tant que service (IaaS), se sont établis à 1,1 milliard de dollars et ont enregistré une hausse de 62 %. Le cloud pèse donc 11 % des revenus totaux mais cela ne semble pas suffisant pour que l’éditeur américain enregistre une croissance supérieure à l’ensemble du marché IT. Oracle reste cependant une société très profitable avec un bénéfice net s’établissant à 2,0 milliards de dollars sur ce trimestre. Tout en se développant sur le Cloud et le SaaS, Oracle semble donc maintenir un niveau de rentabilité élevé.
Et c’est là d’ailleurs tout l’enjeu de la transformation digitale pour l’éditeur américain : croître plus vite sur le Cloud et le SaaS tout en maintenant des prix élevés qui lui étaient garantis par son modèle historique de vente de licences. Jusqu’à présent Oracle semble avoir réussi à maîtriser la migration de ses clients vers ces solutions en maintenant ces prix. Parfois en usant avec vigueur de l’argument du piratage des logiciels dans les entreprises. Sur de nouveaux marchés, la montée en puissance de la concurrence pourrait cependant lui compliquer la tâche. La présence de plus en plus forte d’Amazon dans les grands comptes est en train de changer la donne sur les services d’infrastructures cloud. Tout comme la concurrence nouvelle d’une myriade d’éditeurs qui se sont positionnés sur les marchés des logiciels digitaux du marketing et du commercial.
Haro sur Salesforce
Mais le grand concurrent que continue à craindre Oracle reste Salesforce. «Pendant quatre trimestres consécutifs, notre taux de croissance des revenus de Cloud SaaS & PaaS a augmenté», a déclaré le PDG d’Oracle, Safra Catz à l’occasion de la publication de ces résultats trimestriels. Cette accélération du taux de croissance permet d’enregistrer un chiffre d’affaires trimestriel de plus de 1 milliard de dollars. Lorsque salesforce.com a franchi la barre du milliard de dollars, son taux de croissance des abonnements SaaS et PaaS s’est ralenti à 36%, même après avoir inclus toutes leurs acquisitions a notamment précisé le PDG d’Oracle qui a décidé de rejoindre l’équipe économique de Donal Trump. Et pour mieux rivaliser avec Salesforce dans le futur sur tous les marchés, Oracle a précisé que l’acquisition de NetSuite, un éditeur d’ERP, devrait lui permettre d’être bientôt le leader mondial sur les services d’applications cloud pour les entreprises de moins de 1000 employés. Un moyen d’éviter que Salesforce n’investisse trop rapidement ce segment marché avec ses solutions.








