A l’occasion de « Oracle Impact » organisé à Station F, Andrew Sutherland, le Senior Vice President Technology Oracle a bien voulu répondre à nos questions et revenir sur l’impact de l’IA, du Machine Learning, du Blockchain et de l’IoT. Bref, sur tout ce qui transforme concrètement l’activité des entreprises aujourd’hui. On en a profité pour faire le point sur la dernière annonce d’Oracle, Oracle Autonomous Cloud qui devrait lui permettre de mieux émerger sur le marché du cloud.
Digital CMO – Si nous revenons sur le lancement d’Oracle Autonomous Cloud, quels sont les principaux services de cette solution?
Andrew Sutherland : Le premier et le plus populaire des services est l’entrepôt de données autonome. Le fonctionnement et la maintenance d’un entrepôt de données sont soumis à des exigences spécifiques et les services d’intelligence artificielle que nous proposons dans Autonomous DW permettent de garantir des gains de performances importants et très réels dans la plupart des cas pour maîtriser les données. Il faut noter que cette version du traitement des transactions vient d’être juste lancée et nous nous attendons à une très grande montée en puissance au niveau des performances.
Digital CMO – AWS et SAP ont mis en place un nouveau programme d’innovation startup et Microsoft semble se concentrer davantage sur les startups les plus intéressantes ! Quelle est la stratégie d’Oracle ?
Andrew Sutherland : Comme le savent de nombreuses startups, le problème pour elles n’est souvent pas dans le manque de business et de demande mais quand elles en ont trop ! C’est une chose d’avoir une idée fantastique et novatrice, mais c’est plus difficile de s’assurer qu’un service innovant peut fonctionner dans un environnement commercial réel. Il est nécessaire que des problèmes tels que la sécurité, la fiabilité ou les performances d’une solution soient très tôt anticipés pour que l’idée d’une startup passe facilement du concept à la réalité. Dès le début, Oracle accompagne les startups en veillant à ce que des fonctionnalités technologiques essentielles, comme la sécurité, la fiabilité ou l’évolutivité, soient intégrées dès le départ. Nous le faisons de nombreuses façons comme par exemple à travers le soutien aux startups de notre accélérateur parisien ou encore à travers le sponsoring de journées de l’innovation comme sur Oracle Impact.
Digital CMO – L’un des gros problèmes des entreprises et des startups vis à vis du cloud semble être de créer facilement un service natif et opérationnel via les services proposés. Comment Oracle répond-il à cette demande aujourd’hui ?
Andrew Sutherland : Effectivement ! Le temps de mise sur le marché a toujours été et sera toujours l’un des facteurs clés du succès de toute entreprise. De nos jours, le délai de mise sur le marché peut souvent être dicté par la facilité avec laquelle une startup ou une entreprise peut convertir son idée innovante en une réalité qui fonctionne. Nous avons toujours travaillé pour que les développeurs disposent de l’environnement le plus complet possible, pour garantir cette vitesse, mais aussi et surtout, pour que les exigences essentielles en matière de sécurité, de fiabilité et d’évolutivité d’un service cloud soient «intégrées» dès le départ. Sinon, il existe un risque réel que le passage de l’idée au prototype soit exécuté en un temps record, mais que le déploiement de ce prototype en production devienne un casse-tête, car ses principes fondamentaux de fonctionnement doivent trop souvent être traités pour la première fois. Avec la base de données autonome, Oracle permet au développeur et aux équipes informatiques de se concentrer sur les domaines dans lesquels ils peuvent ajouter de la valeur et laisser à la base de données le soin de se corriger elle-même sur des fonctionnalités de sécurité, de maintenance et d’optimisation.
Crédits photos : Jean Marc Bui Bon Hoa








