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La FDJ récemment privatisée vient d’annoncer le rachat de Bimédia un éditeur de solutions d’encaissement pour les distributeurs de tabacs, de journaux et les librairies. Une annonce rapide après son introduction en bourse qui témoigne de la volonté de la FDJ de contrôler son principal réseau de distribution.

Même si cette annonce est soumise aux conditions suspensives habituelles, notamment à l’approbation de l’Autorité de la concurrence, la FDJ devrait acquérir Bimédia auprès du fonds d’investissement Idinvest Partners pour une valeur de 50 millions d’euros financée sur les fonds propre du groupe de jeux français. Bimédia est un éditeur de logiciels spécialisé dans les caisses enregistreuses principalement auprès des distributeurs de tabacs, de presse et des librairies. Avec près de 140 collaborateurs en France, Bimedia est présent dans plus de 6 400 points de vente en France dont près de 90% sont des buralistes et marchands de journaux.

Consolider son réseau physique rapidement (80 % de ses revenus)

Crées en 2002 à La Roche-sur-Yon, le groupe Bimedia  propose des solution de caisse tactile mais aussi des services dématérialisés et surtout possède un réseau publicitaire très dense qui lui permet de commercialiser une offre publicitaire sur le point de vente. Son offre E-shop lui permet de commercialiser des forfaits téléphoniques, des abonnements à Netflix ou Spotify dans les points de vente équipés. Sa régie publicitaire assez traditionnelle dans son offre propose des services publicitaires dans 7 786 points de vente. Bimédia adresse aussi les entreprisses locales dans chaque région avec ses solutions services dématérialisés (paiement, virements, réseau publicitaire, etc.).

Dans son communiqué la FDJ précise que cette acquisition va lui permettre d’accélérer le développement de son activité “Paiements et services”, conformément à son plan stratégique à l’horizon 2025. Pour l’instant les nouveaux services (50 M€ avec le rachat de Sporting Group racheté par sa filiale FDJ Gaming) représente une goute d’eau dans son chiffre d’affaires qu’elle estime à 1,9 milliards en 2019 et dont elle prévoit une croissance de 3 à 4 % pour les cinq prochaines années. Mais dans la réalité ce rachat lui permet surtout de contrôler son principal réseau de distribution physique qui a été jusqu’à présent l’un des axes de développement principaux avec une forte présence dans les médias. Un modèle qui semble résister aux évolutions digitales actuelles même si les paris numériques devraient représenter 20 % des mises d’ici la fin de l’année selon les chiffres de la FDJ. Une dynamique tirée principalement par les paris sportifs en progression de 14 %  en 2019 pour un montant de 370 M€ de chiffres d’affaires.

 


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