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Le recueil et le traitement des données sont parmi les sujets phare de la huitième édition du Printemps des études (Paris, 11 et 12 avril) qui accueille pour la première fois un village de la data.

« Le tout digital, le temps réel, le conversationnel et le big data transforment les métiers des études » annonçait Stéphanie Perrin, commissaire générale, en ouverture de cette huitième édition du Printemps des études placée sous les thèmes des mutations digitales  et de la data. Pour la première fois d’ailleurs, un village de la data réunissant des sociétés expertes était proposé aux visiteurs du salon.  Ce village 100 % data rassemble une soixantaine de sociétés des domaines liés aux études mais aussi à l’analytique et au traitement en volume des données. Le signe que les besoins en insight et données sont de plus en plus importants.

Le retour du Why pour les marques

Avec « Marques en mutation(s) » comme sujet de la conférence inaugurale, la transformation digitale des métiers des études et du marketing par les données était clairement affichée lors de cette édition 2019. « Nous avons vécu dix années où la technologie est devenue omni présente mais il est important maintenant de bien en piloter les outils pour comprendre » déclarait Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris lors de cette conférence inaugurale. Elle a d’ailleurs également déclaré au cours de la table ronde que l’on assistait clairement au retour du “Why”. La présidente d’Ogilvy Paris a souligné que les marques qui faisaient trop confiance aux données automatisées pouvaient perdre le fil de la véritable connaissance client dans un contexte global où les entreprises sont appréciées de plus en plus pour leurs vraies valeurs.

Un point de vue défendu également par  Marjolaine Grondin, la CEO de JAM,  qui de son coté a prôné un modèle de relation client moins global et plus intimiste. “Par rapport au bruit trop important provoqué par la masse des conversations sur les réseaux sociaux,  les marques souhaitent une véritable relation one to one  avec leurs clients” a-t-elle notamment précisé au cours de la table ronde. Pour Nathalie Rastoin et Marjolaine Grondin, l’enjeu à venir des marques est donc de mieux converser avec leurs clients d’autant que les générations actuelles (majoritairement post 68) et futures (millénnials) sont des générations averties en terme de consommation. “On sent clairement monter de nouvelles tendances sur l’innovation et le coté responsable” a précisé Nathalie Rastoin. De son coté Marjolaine Grondin a souligné, sur ce sujet, l’importance à venir des pratiques de Privacy by Design qui sont en train d’être proposées par les marques et qui consistent à garantir la confidentialité et le respect des informations personnelles des consommateurs bien au-delà des contraintes réglementaires propres au RGPD.

En photo : Nathalie Rastoin, présidente d’Ogilvy Paris, Marjolaine Grondin, cofondatrice et CEO de Jam, Muriel Roy, auteure, lors de la conférence inaugurale du 11 avril.


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