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Après les aides de trois milliards d’euros du PGE et de 2,5 milliards d’euros de crédits CIR aux entreprises technologiques, le Gouvernement a annoncé de nouvelles mesures en faveur des startups. L’enjeu est de taille : pérenniser les investissements réalisés sur ces dernières années dans un écosystème de plus de 10 000 entreprises et qui compte plus de 100 000 salariés tout en préparant l’avenir.

La crise du Covid-19 a mis en danger l’écosystème des startups françaises. Pour éviter que celui-ci soit balayé par la crise, le Gouvernement, par l’intermédiaire de Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances, a annoncé une série de cinq mesures. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de protéger un pan de l’économie dans lequel  la France a beaucoup investi ces dernières années notamment par l’intermédiaire de la Bpi.

Selon les sources, on chiffre à plus de 12 milliards les montants investis dans les jeunes entreprises ces cinq dernières années. Cela a débouché sur la création d’un écosystème de plus de 10 000 entreprises employant plus de 100 000 salariés selon une dépêche de l’AFP mentionnant des sources gouvernementales. Ce plan de soutien est d’autant plus nécessaire que ces entreprises sont fragiles et que les levées de fonds se concentrent maintenant sur un nombre limité de jeunes entreprises appartenant au fameux Next40 ou au club de la French Tech 120 constituant le segment des entreprises les plus prometteuses.

La crise actuelle sera un révélateur du bilan du Gouvernement en matière de financement de nouvelles technologies et celui-ci devrait pas être mauvais. Le club des licornes françaises  s’est élargi et devrait s’élargir encore avec la stratégie mise en place sur le Next 40 et la French Tech 120. En revanche, la France n’a pas créé de licorne mondiale et surtout n’a pas su garder en France ce qui fait la force de l’industrie américaine du capital-risque à savoir des géants de la Tech. Le plus bel exemple récent étant Zoom dont les revenus mondiaux vont dépasser cette année  les 1,5 milliards de dollars de revenus grâce à cette crise mais aussi grâce à l’anticipation des nouveaux  usages.

Un plan en cinq volets

Le premier volet concerne les annonces du 4 juin sur le cloud souverain. Afin d’éviter une migration des entreprises tech les plus prometteuses aux Etats-Unis où l’industrie du capital-risque est plus dynamique, le Gouvernement français a décidé lancer un véhicule d’investissement géré par Bpifrance de 150 M€.  En fonction des besoins, la taille de ce fonds pourra être augmentée en 2021 pour atteindre plus de 500 M€. Au delà de la création de ce fonds, le message est clair et il sera difficile d’investir pour des fonds mondiaux dans certaines startups.

Le second volet de ce plan prends en compte la contraction des montants investis par les sociétés de capital-risque du fait de cette crise. Le montant annoncé est de 500 M€ sous forme de prêts et bridges gérés par la Bpi notamment pour des entreprises qui n’ont pu avoir accès au PGE.

Le troisième volet de ce plan est tourné vers l’avenir avec un fonds spécifique de 200 M€ dédiés à financer un nouveau  écosystème de startups, en particulier fortement technologiques. Les deux derniers volets concernent des mesures en faveur des usages numériques et  de la formation aux nouvelles technologies.

 

 

 





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