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Premier fournisseur mondial du marché du cloud, AWS va organiser son rendez-vous annuel en France en début de semaine prochaine, le 2 avril.

Dire qu’AWS est précieux pour Amazon est bien en deçà de la réalité : c’est la première priorité du géant du e-commerce. Pourquoi ? Tout d’abord parce que l’activité cloud d’Amazon connaît une croissance à deux chiffres, qui lui a permis de passer la barre des 25 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2018 (25,6 milliards, précisément). C’est une progression supérieure à 10% par rapport au chiffre d’affaires de 2017, et celle-ci devrait encore s’accélérer cette année : les analystes tablent sur un chiffre d’affaires proche de 30 milliards de dollars en 2019. AWS pèse ainsi plus de 10% du chiffre d’affaires global d’Amazon. La seconde raison est qu’AWS n’est pas présent sur le créneau stratégique du cloud computing pour faire de la figuration : il est le premier fournisseur mondial dans ce domaine avec près de la moitié des revenus du marché, loin devant Microsoft Azure (Microsoft ne met pas en avant ses revenus liés directement au cloud, mais Azure réaliserait moins de la moitié du chiffre d’affaires d’AWS) ou Google (numéro 3 de ce marché), sans oublier les IBM, Dell, HPE, Cisco, Salesforce, Alibaba, ou encore Oracle (qui ne fait pas à proprement parler du cloud computing). Selon une étude du cabinet Jefferies, si on se limite aux trois premiers fournisseurs de cloud computing, la part de marché d’AWS était de 65% en 2018 et restera supérieure à 60% cette année. Troisième bonne raison : AWS est une entreprise rentable, qui affiche une marge moyenne de 25%, alors que la marge brute d’Amazon n’est que de 3% dans le commerce.

Il y a bien d’autres raisons pour qu’AWS ait un rôle central dans la stratégie d’Amazon, mais pour n’en citer qu’une autre, il faut préciser que le cloud n’est qu’une rampe de lancement pour lancer AWS vers d’autres marchés, comme ceux de l’intelligence artificielle, des bases de données, de la sécurité… Pour rappel, Amazon aurait dépensé 17 milliards de dollars ces deux dernières années pour diversifier ses activités et s’implanter davantage sur des marchés porteurs, comme l’Inde ou la Chine.

AWS redouble d’ambition

C’est dans ce contexte qu’AWS tiendra le 4 avril son plus important rendez-vous en France. Pour ce faire, il investit rien moins que le Palais des Congrès de Paris qui, outre son grand amphithéâtre de près de 4 000 places, comprend des espaces d’exposition. En 2018, AWS avait accueilli plus 4 500 personnes et 70 partenaires-exposants, le tout en proposant plus de 80 conférences et ateliers pour présenter ses nouveaux services et les offres desdits partenaires.

Cette année, AWS place la barre plus haut et ne cache plus ses ambitions sur les marchés cités plus haut. En frontal, sur le site dédié à l’événement, le champion du cloud computing cite ainsi les quatre sujets majeurs du Summit 2019 : le « machine learning » (autrement dit l’intelligence artificielle), la « migration de base de données », la « sécurité » et « l’architecture hybride ».

On peut également attendre d’AWS une kyrielle d’annonces de nouveaux services, comme ce fut le cas les années précédentes. En l’occurrence, AWS apprécie le marché français et c’est le vice-Président de l’entreprise en charge de la « Cloud Architecture Strategy », Adrian Cockroft, qui assurera la keynote d’ouverture, tandis que plusieurs grands témoins viendront évoquer leur expérience avec AWS : Euler-Hermes, Dataiku et Gameloft.

 


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