Anaplan est une start-up californienne éditant une solution de planning stratégique en mode SaaS. Un peu plus d’un an après avoir levé 100 millions de dollars, elle boucle un nouveau tour de table de 90 millions de dollars.
Remplacer un Excel limité pour certaines fonctions
En 2007, Michael Gould, ancien d’IBM, fonde Anaplan avec la ferme volonté de transformer la planification business. En effet, à cette époque (et c’est encore le cas), les planners stratégiques ont, pour la majorité, recours à Excel pour suivre et piloter leurs activités de vente, marketing, RH, finance, opération ou IT. Or, la solution bureautique de Microsoft est aujourd’hui trop limitée face aux énormes volumes de données qu’une entreprise doit gérer et surtout, elle est incapable d’offrir une expérience collaborative en temps réel.
La réponse d’Anaplan s’appuie donc sur le cloud ! La plateforme repose sur 2 points forts :
– la centaine d’applications disponibles permet de prendre en charge n’importe quelle problématique de planification. Surtout, ces applications sont modélisables, personnalisables et disponibles en partage sur un App Hub ;
– une technologie brevetée HyperBlock qui propose une nouvelle modélisation des données de planification. Par rapport à un feuillet Excel en 2D, HyperBlock serait donc une forme de matrice en 3D, augmentant ainsi considérablement la capacité de l’outil à gérer des stocks de données désormais plus proches du million voire du milliard.
En complément, l’environnement cloud sur lequel s’appuie Anaplan permet de suivre les plans en temps réel, en collaboratif. Il offre aussi une véritable sécurité et confidentialité des données et permet la synchronisation avec d’autres services, type Google Drive.
Salesforce comme modèle !
Revendiquant 50 000 utilisateurs, une croissance de +230% en 2014 et des effectifs multipliés par 10 en 4 ans, l’équipe d’Anaplan revendique haut et fort sa position de « Salesforce de la planification en entreprise ». La comparaison tient la route et la société spécialiste de la gestion client justement investit dans Anaplan. En concurrence frontale avec des solutions proposés par IBM, SAP ou BO, les californiens ont tout simplement pioché les cerveaux chez eux : c’est ainsi que le français Frédéric Laluyaux a pris la tête de la start-up. Ce dernier prédit un bel avenir à la société qu’il dirige désormais : « Nous sommes sur un potentiel de marché énorme estimé par IDC à 42 milliards de dollars ». Il vise le milliard de CA à l’horizon 2020 !








