Xerox décroche cette année la 5ème place au classement redouté des 10 « pires » entreprises pour lesquelles travailler. C’est la 5ème édition de cette évaluation, publiée par le site étasunien 24/7 Wall St.
Ce classement fait logiquement écho à celui des « Great Places to work » ou « Best places to work », dont les premières places sont régulièrement occupées depuis une dizaine d’années par les grands noms de l’industrie du numérique, comme Facebook, Google, Salesforce…
Les créateurs du classement des « pires » (qui ne concerne que les entreprises basées aux Etats-Unis) expliquent que les trois principaux critères évalués sont « la culture et les valeurs de l’entreprise », « les opportunités de carrière » et « la confiance dans l’équipe dirigeante ». Les critères chiffrés, comme le niveau de salaire ou le nombre d’heures de travail, sont également pris en compte mais influent moins sur la note finale, qui est un ratio qui va de 1 à 5. Les trois « pires » entreprises ont reçu la note de 2,5/5. Xerox se classe 5ème avec la note de 2,6/5. Les trois principales explications de ce mauvais classement sont selon 24/7 Wall St. : la baisse de 10% du chiffre d’affaires entre 2013 et 2015 (de 20 à 18 milliards de dollars), la séparation de l’entreprise en deux entités et les licenciements en cours et à venir.
La grande distribution montrée du doigt
La performance peu avantageuse de Xerox ne doit pas cacher l’essentiel : 60% des « pires » entreprises pour lesquelles travailler (6 sur 10) sont issues du secteur de la grande distribution (alimentaire ou spécialisée, pour reprendre la segmentation française).
Outre la piètre 5ème place de Xerox, trois secteurs d’activité sont représentés dans ce « palmarès inversé » : l’agroalimentaire (avec le n°3 américain, Heinz & Kraft, qui ont fusionné en 2015), la TV par câble/satellite et la santé/pharmacie.
24/7 Wall St. Note par ailleurs que « à l’inverse, des entreprises du numérique comme Facebook ou Google sont connues pour proposer des salaires élevés » et pour offrir des avantages et des aménagements du temps de travail appréciés.
Constance Dalmon, Digital CMO








