Certes, les marchés financiers ont accueilli fraîchement les résultats financiers de Google, en raison d’un bénéfice inférieur aux attentes des analystes. Mais il n’en reste pas moins que Alphabet, la maison mère de Google, signe une fois encore un exercice marqué par une croissance solide. A 90,3 milliards d’euros, le chiffre d’affaires bondit de 20 % en un an. En fin d’année, Alphabet fait même un peu mieux, avec une progression de 22 % de son chiffre d’affaires au quatrième trimestre (et même 24 % à taux de change constants). A 26 milliards d’euros sur la période, le chiffre d’affaires dépasse les attentes des analystes d’environ 830 millions d’euros.
Google prévoit de payer plus d’impôts
Cette fin d’année en fanfare s’explique bien sûr par la solidité de l’activité publicitaire – celle-ci représente 86 % du chiffre d’affaires au quatrième trimestre – mais aussi par le bond des autres activités. Un fourre-tout où on retrouve le store applicatif mobile (Google Play), les téléphones mobiles Pixel, les enceintes Google Home mais aussi le Cloud. Si cet ensemble hétéroclite croît de 62 % sur un an (pour peser 3,4 milliards d’euros), difficile de savoir quelle est la part du Cloud dans ce total, même s’il est certain qu’elle est significative (selon un analyste, les ventes de hardware pèseraient seulement entre 600 et 700 millions). Notons également que les deux principaux leaders du secteur – que Google s’emploie à rattraper – affichent des croissances solides : +55% pour Amazon Web Services au cours de son dernier trimestre fiscal et même +93% pour Microsoft Azure, d’après les résultats trimestriels que le premier éditeur mondial vient tout juste d’annoncer.
Sur son année 2016, Google dégage un bénéfice net de 19,5 milliards d’euros, en progression de 23 %. En la matière, le quatrième trimestre a toutefois un peu déçu : si Alphabet a continué à améliorer ses marges opérationnelles (d’un point sur un an), la ‘bottom line’ a été un peu rabotée par un bond du niveau d’imposition, passé en un an de 5 à 22 %. Un phénomène sur lequel Mountain View a refusé de s’expliquer.
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