Il suffit de parcourir les allées des 14 halls d’exposition du Cebit, le grand salon technologique de Hanovre, qui se déroule du 20 au 24 mars à Hanovre (Allemagne), pour constater que l’exposition reste un point focal pour la technologie en Europe. Pas moins de 200 000 personnes (selon les organisateurs) se pressent au cours de la semaine dans le gigantesque parc des expositions de la capitale de la Basse-Saxe. C’est environ deux fois plus qu’au Mobile World Congress.
Il n’en reste pas moins que c’est désormais la manifestation de Barcelone (du 27 février au 2 mars dernier) qui fait figure de principal événement européen en raison de son aura internationale. Le Cebit, lui, semblant s’être replié sur la zone dite DACH (Deutschland, Österreich und die Schweiz, soit Allemagne, Autriche et Suisse), qui demeure une zone économique de tout premier plan en Europe. Pas étonnant de voir quelque 3 000 entreprises ou organisations y réserver un stand, avec des ténors occupant des espaces de plusieurs centaines de mètres carrés, comme Huawei et IBM (qui se partagent la quasi-totalité d’un hall) ou comme Salesforce, qui a, pour la seconde année consécutive, mobilisé un hall entier. Sans oublier les fleurons locaux que sont SAP, Software AG ou encore T-Systems.
Le Cebit peine à se transformer à l’heure du digital
La manifestation brille aussi par son éclectisme : des composants pour datacenters proposés par des entreprises chinoises totalement inconnues aux drones grand public, de la start-up à la multinationale, du DSI à la famille venue approcher les dernières tendances technologiques, on trouve de tout au Cebit. La manifestation se veut avant tout une foire, renouant avec la tradition de Hanovre en la matière. Cette année, la vedette semble appartenir à la réalité virtuelle (avec de multiples applications présentées) et aux véhicules autonomes.
Du côté des personnalités, on retiendra l’inauguration portée par Angela Merkel, la Chancelière allemande, et par Shinzo Abe, le Premier ministre japonais qui a plaidé pour la conclusion rapide d’un accord de libre échange entre son pays et l’UE. Pays partenaire de ce Cebit 2017 – un signe supplémentaire d’une forme de rapprochement entre le Japon et l’Europe sur les questions technologiques -, la 3ème économie mondiale (devant l’Allemagne donc) déplace quelque 120 entreprises sur le salon, dans des domaines comme la robotique, la biométrie ou la mobilité.








