Si le « mobile first » que Satya Nadella avait proclamé à l’époque de son intronisation début 2014 n’est désormais plus qu’un mauvais souvenir, son « Cloud first » est plus que jamais d’actualité. Ses résultats trimestriels publiés la semaine dernière pour la période juillet-septembre 2017 l’ont encore montré de manière éclatante.
Non seulement le Cloud continue d’assurer à Microsoft une croissance de plus en plus confortable, mais il commence à prendre l’ascendant sur toutes ses autres activités.
Certes, la division More Personal Computing, qui englobe les ventes Windows, les produits hardware, la console Xbox et la publicité en ligne, demeure la principale division du groupe, avec 9,38 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Mais sa croissance est au point mort (-0,2%) en raison de l’arrêt définitif de ses activités dans la mobilité. De fait, l’ensemble des autres activités de cette division affiche des facturations en croissance, y compris l’activité Windows OEM (+4%), pourtant considérée comme une activité en déclin. Autre activité en panne de croissance : les services, qui ne progressent que de 1%.
90 % de croissance pour Azure
Mais la dynamique est clairement du côté des activités Cloud : les revenus de sa suite de productivité Office 365 pour les entreprises progressent ainsi de 42%, ceux de ses applications de gestion de la relation client Dynamics 365 affichent 69% de croissance et, cerise sur le gâteau, ceux de son Cloud Azure, atteignent 90%. L’éditeur ne divulgue pas les revenus nominaux de chacune de ces activités mais il s’est félicité d’avoir atteint son objectif de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires annualisé pour son activité Cloud.
En effet, en multipliant par douze les revenus de ses différents services Cloud – qui incluent notamment Azure, les différentes déclinaisons de Office 365 et Dynamics 365 – enregistrés sur le dernier mois du trimestre (en l’occurrence le mois de septembre), Microsoft affiche 20,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires annualisé sur le Cloud. Ce seuil des 20 milliards implique que le Cloud devrait dépasser pour la première fois 20% des revenus de Microsoft, alors que ce ratio n’était que de 5% début 2015, ont souligné les analystes de la banque d’investissements KeyBank.
In fine, Microsoft affiche une progression de 12% de ses revenus sur le trimestre, à 24,54 Md$, et une progression de 16% de son bénéfice net, à 6,58 Md$. Une performance qui a permis à sa capitalisation boursière de repasser au-dessus des 600 milliards de dollars pour la première fois depuis l’éclatement de la bulle Internet il y a 17 ans.
Julien Corti, Digital CMO








