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Salesforce a annoncé le rachat de Slack pour un montant astronomique de 27,7 milliards de dollars. Une valorisation élevée mais qui permet à Salesforce de rependre l’initiative sur le marché des échanges collaboratifs et de décloisonner sa solution de CRM pour une meilleure exploitation des données en équipe.

Avec le rachat de Kustomer par Facebook et la levée de fonds record de 690 M$ de l’éditeur suédois de CRM omni canal Sinch avec SoftBank, le secteur du CRM connait une vraie transformation digitale qui oblige les leaders du marché, comme Salesforce, à évoluer.

Après le rachat de Tableau Software, c’est au tour de Slack, la solution collaborative de travail de tomber dans le giron du leader mondial du CRM.

Avec ce rachat Salesforce se renforce sur le marché des applications collaboratives de travail face notamment à son grand rival Microsoft avec Teams. L’explosion des besoins des entreprises en matière de travail collaboratif avec la crise est sans doute pour beaucoup dans la décision de Salesforce de racheter Slack à ce niveau de prix.

Mais Salesforce devrait se servir également des services de Slack pour décloisonner son CRM et les données utiles au pilotage de transformation digitale des entreprises. Un enjeu aussi important que le travail collaboratif pour la plupart des grandes entreprises.

Faciliter les échanges entre collaborateurs dans tous les départements de l’entreprise

Une étude de Forrester citée par Slack  montre notamment que les solutions de Slack, permettent de gagner en productivité dans leur organisation du travail.

Dans son étude, le cabinet américain identifiait trois types de gains grâce à Slack. Dans le département informatique tout d’abord , là où l’adoption de Slack a été  la plus importante, Forrester estime à plus de 300 % les grains de productivité liés aux gains de temps des ingénieurs grâce l’automatisation de leur workflow.

Mais, selon Forrester, Slack permet  aussi de gagner en productivité dans tous les départements des entreprises en réduisant le nombre d’emails, de réunions et de groupes de discussions sur des projets.

Enfin, Slack autorise aussi la réduction du nombre de solutions collaboratives existantes par département et propose une seule plateforme d’échange à tous les départements avec une forte intégration aux données informatiques existantes.

Photo : Stewart Butterfield, créateur de Slack  ©Slack

 





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